Category Archives: Fées, elfes, lutins

Au royaume du roi borgne

Au royaume du roi borgne
Courent les êtres tordus
Qu’importent leurs formes
Ils magnifient le bossu

Des ricaneux infantiles
Tout y est rire, espièglerie
Au cœur de l’indocile
Dansent ces bougres d’esprits

Et dans cette forêt imparfaite
Moi, poète, j’erre et m’efface
Sur leurs airs de fête
En une habile grimace

Le Silence est d’Or

Que dire sinon se taire
Garder pour soi les secrets
Les murmures de la terre
Les rires des farfadets

Ne pas répondre à ceux
Qui ignorent les petits dieux
Perdant en leurs moqueries
Les chemins de Féerie

Demeurer silencieux
À contempler les elfes d’or
Et leurs ballets merveilleux
Aux doux chants de l’aurore

Disparaître devant la majestueuse féerie de la forêt…

Et soudain je disparais
Je m’efface devant toi
Fondant dans l’émoi
De l’ancienne forêt

Englouti sous les frondaisons
Des hêtres centenaires
Renforçant l’émotion
Aussi belle qu’éphémère

Noyé dans la verdure
Je n’existe plus
Ô symbiose pure
Autrefois je fus

Et dans l’air dessiné
Dans l’écorce et le ciel
Le visage d’une fée
La magie est réelle

Richard Ely, 10 ans de féerie !

2007-2017 : 10 ANS DE PEUPLE FEERIQUE ET DE PUBLICATIONS !

Richard Ely – Photo © Coralie Cardon

Richard Ely est né en 1974 à Gand, en Belgique. Après une enfance sorcière en son Pays des Collines, à Ellezelles, il se passionne pour le folklore et le fantastique. Il étudie à l’université les vampires, les sorcières, les fées et lutins et se lance ensuite dans la création de magazines et festivals tels que Anthêsis, Khimaira, Trolls & Légendes, Les Journées Féeriques du 1er Mai et l’incontournable rendez-vous des amateurs de féerie : Peuple-feerique.com.

Il inscrit ses pas dans le sillage des univers de Thomas Owen, Claude Seignolle et Pierre Dubois, trois auteurs qui l’ont marqué tout au long de son cheminement dans les pays de l’étrange. Depuis 2007, il enchaîne les recueils de poésie, contes, albums illustrés jeunesse ou adulte, encyclopédies. En 2013, il publie aux éditions Véga une encyclopédie saluée par la presse et le public, “Le Grand Livre des Esprits de la Nature”, rassemblant plus de mille dénominations de fées et autres petits êtres issus des folklores du monde entier. Un travail titanesque qui sera suivi en 2015 du “Grand Livre des Esprits de la Maison”. Richard Ely est également ethnobotaniste, naturaliste et guide-nature, ce qui s’inscrit au cœur de ses ouvrages comme “Plantes des fées et autres esprits de la nature” paru en 2014 aux éditions Plume de Carotte.
Site officiel : http://richard-ely.com

 

Epines

Sur ma peau se dessinent

Les traces du Passage

Cicatrices assassines

Grandissent avec l’âge

 

Ma chair abandonnée

Le baiser d’une fée

Faut-il revenir ?

Sans se trahir

 

Dans mon coeur, des épines

Arrachées au paysage

Se bousculent mes rimes

Se tournent les pages

D’une vie anodine

Si ce n’est ce Passage

 

Ma chair abandonnée

Le baiser d’une fée

Faut-il revenir ?

Sans nous trahir…

 

Un nouveau Peuple féerique

Après dix années de blog sur peuple-feerique.com, celui-ci se transforme en un véritable magazine en ligne. Je ne serai plus seul aux commandes afin de pouvoir couvrir plus d’actualités et nourrir le site différemment. Le ton plus personnel, vous le retrouverez donc exclusivement ici, sur mon propre blog. Plus logique, donc… J’évoquerai en ces pages mes livres, mes voyages et continuerai de les nourrir de mots, d’écrits et de poèmes. Tandis que le nouveau Peuple-feerique.com fera la part belle aux reportages, actualités et découvertes féeriques.

Je vous invite dès à présent à découvrir cette nouvelle formule sur : Peuple-feerique.com

peuplefeeriquerichardely

Me pardonnerez-vous

Me pardonnerez-vous
Ce monde qui oublie
Ces hommes à la dérive
Qui s’éloignent de Féerie
Et de gaz s’enivrent

Me pardonnerez-vous
De n’avoir jamais douté
De cette existence passée
Mais de ce présent
En pleurer souvent

Me pardonnerez-vous
Mes tendres enfants
De ne m’être pas battu
Toujours, suffisamment
Pour elles et leur salut

Me pardonnerez-vous
De ne pas avoir hurlé
Le nom de toutes les fées
De n’avoir pas su convaincre
Tous ces fantômes vivants
Ces fantoches malingres
D’arrêter le temps

Pour vivre la nature
Renouer les liens d’antan
Faire tomber les murs
Et renaître les chants

Poème pour ma fille

Sur mes rêves,
J’ai déposé ta douceur
Pour qu’elle colore mes nuits
Comme elle enchante mes jours

De la dryade, la sève,
Du lutin, la sœur,
Et cette insondable magie
Qui de ton âme sourd

Dans ce Royaume que je sers
Mon éclat du soleil
Nulle autre fée plus belle
Et la fierté d’être ton père

Le chemin que je sers

Faut-il glisser dessous la lune
Ces petites choses
Les laisser prendre la pose
N’en choisir qu’une?

Doit-on voir naître les sourires
Au sein d’une nuit rose
Lorsque nos cœurs moroses
Poussent le monde au pire?

Ou suivre le sillon tracé
Dans cet incroyable ciel
Par la douceur des fées
S’accrocher à leurs Merveilles?

Je sais le chemin que je sers
Et t’invite à y poser le pas
Pour que demain s’inspire d’hier
Des chants, des fées et de leur voie !

Pour que les fées reviennent…

Il suffit d’un baiser
Un bout de souffle installé
Croiser les doigts rien qu’une fois
Pour qu’elles viennent jusqu’à toi

Une goutte de rosée
Par un matin d’aurore bleue
Délicatement prélevée
Pour les faire venir au mieux

Il ne faut qu’un songe d’été
Partagé par tous les rêveurs
Pour que reviennent les fées
Avant que tu ne meures